F R A G I L E S

SANS CARAPACE, À ÉGALITÉ AVEC LA NATURE QUE NOUS NE PROTÉGEONS PAS ASSEZ...

Le changement climatique est un sujet traité fréquemment, et photographier le bouleversement écologique pour générer une prise de conscience des êtres humains est un défi difficile à relever.

 

Il y a l’état de notre monde qui se dégrade petit à petit. Il y a cette plage où vous alliez enfant et qui aujourd’hui menace de disparaitre. Il y a cet étang trop contaminé pour pouvoir s’y baigner ou ce champ devenu décharge sauvage, il y a ce glacier disparu à jamais…

 

Il y a cette inquiétude en constatant que ce qui était n’est plus.

 

L’image de l’ours polaire sur la banquise qui fond interpelle chacun de nous certes, mais c’est loin de nous, et cela ne semble pas nous faire vraiment réagir.

 

Parce que finalement l’enjeu n’est pas l’existence de la planète mais la survie des humains sur cette planète.

 

Et si la photographie environnementale montre de belles choses en disant qu’il faut les protéger et les préserver, David Templier a choisi un autre positionnement : celui de la place de l’Homme dans son environnement.

La nature, David l’a photographié toute sa vie. Des plages de Berck aux glaciers du Groenland.

Mais pour illustrer la menace que fait peser l'homme sur l'environnement, il a choisi de mettre l'humain à nu au cœur de la nature, à égalité de vulnérabilité.

 

Dépourvu de sa carapace, l’humain n’a plus d’autre refuge que la terre sur laquelle il vit. Il semble alors si petit et fragile et la nature si grande et puissante.

 

La crise sanitaire du coronavirus a illustré cette puissance de la nature, mais elle a également témoigné de notre interconnexion. 

Nous ne sommes plus des individus, nous sommes des êtres collectifs, interconnectés, et nous avons appris que chacun de nos gestes peut impacter le reste du monde. 

En quelques semaines de confinement planétaire la terre se régénérait. 

L’air de Paris avait changé de parfum, il n’avait jamais été aussi pur. Des oiseaux avaient réinvesti les villes, les eaux de Venise étaient redevenues translucides, les dauphins avaient réapparu là où ils avaient déserté depuis des dizaines d’années.

 

Cette terre nous supplie de ralentir. 

Que se passera-t-il si nous n’entendons pas son message ?

Imaginez qu’on ne puisse plus sortir de chez nous si l’air n’est plus respirable…

Imaginez que les océans débordent…

Ou irons-nous ?

FRAGILES…

Nous sommes fragiles.

La Terre, elle, demeurera.

 

Ces clichés interpellent sur notre devenir, ils nous incitent à ne pas rester figés mais à agir, ajuster, imaginer, consommer différemment pour créer un élan vers un demain différent, ou l’Homme, sera aligné avec les besoins de la planète.

 

Parce que l’on ne fait qu’un avec tout ce qui est.

Albane Templier

© David Templier 2020
 

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