EXPOSITION DU 16 NOV AU 30 DÉC 2017 À LA BIBLIOTHÈQUE ALEXIS DE TOCQUEVILLE DE CAEN - VERNISSAGE LE 24 NOV À PARTIR DE 18H David templier photographe Islande

     

                                                                                       ©Bruno Compagnon                                                                                                                                               ©Jorúnn Rothenborg                                                                                                                                                                                               

BIO / DÉMARCHE ARTISTIQUE
Les premières oeuvres de David Templier voient le jour avec l'idée de reproduire de manière photographique des peintures de son arrière grand-père, le peintre Charles Roussel (1861_1936), qui réalisait notamment, des instantanés de la plage de Berck sur mer. Les paysages du Nord de la France, les plages animées de Berck sur Mer et du Touquet furent donc les premiers sujets de David Templier.

Toujours sur les plages, il a par la suite réalisé une série de photographies au ras du sol, intitulée « Mirages », avec pour démarche la mise en lumière de l'évaporation de la mer sur le sable chaud. Cette série de clichés a été exposée au Touquet ainsi qu' à Paris en 2010. 

L'observation des paysages vierges, des grandes plages, leur fragilité, leur évolution, l'ont poussé à travailler sur les conséquences du tourisme, de l'industrie, de la pollution, sur la nature. Photographier la nature et l'impact de l'homme sur celle-ci est alors devenu sa démarche artistique. 

En 2011, David Templier se rend en Inde, où il est de nouveau confronté à l'impact de l'homme sur la planète, aux innombrables déchets ainsi qu'à la misère humaine. Il se rend à cette occasion dans le bidonville de Dharavi, à Mumbai, afin d’apporter quelques fonds à une association qui aide à scolariser des fillettes. 

La nature étant le sujet principal des photos de David Templier, peu d'hommes apparaissent dans ses clichés, seulement les traces de ses ouvrages. Peut-être parce que l'homme est insignifiant ou de passage. 
L'artiste précise : «Je souhaite montrer que la nature était là avant nous, et que les éléments sont plus forts que nous. L'homme n'est que de passage mais il a un impact bien réel sur la planète et comme dans un état des lieux d'appartement, il faudra payer en sortant. Il y aura des conséquences sur la vie de nos enfants ».

David Templier a une grande sensibilité au froid et a toujours été fasciné par le « Nord ». Lors de son premier voyage en Islande, il se sent déjà comme chez lui. Il parcourt alors 500 km sur une route gelée pour photographier des icebergs. Il est à cette occasion confronté aux caprices de la nature, à la pluie horizontale, aux tempêtes de neige, aux très courtes journées, avec une faible luminosité et un soleil rasant l'horizon. Il se soumet à la nature, C’est elle seule qui décide de ce qu'elle nous envoie. 

Depuis, il retourne plusieurs fois par an en Islande. En septembre 2014, il a notamment filmé et photographié le volcan Holuhraun en éruption, une des 3 éruptions majeures dans le monde. Un témoignage sur la nature en colère. 
Amoureux de ce pays en proie à un tourisme de masse (le tourisme y a explosé), David Templier souhaite, par le biais de ses clichés, livrer un témoignage de ce qu'est l'Islande, de ce qui s'abime. Les glaciers reculent, fondent et en cela, chacune de ses photos deviennent uniques.

Tout récemment David Templier a voulu photographier l’incroyable urbanisation de Dubaï, un territoire qui « se donne bonne conscience avec l'écologie, où le désert a été grignoté et des îles artificielles construites sur la mer ». Le contraste avec l'Islande est saisissant, tant sur le climat que sur l'ultra urbanisation. Un point commun néanmoins avec l'Islande : l'appel au tourisme. « Il y a à Dubaï des projets qui font peur, comme ces demeures délirantes pour milliardaires, sur la palme. Jusqu'où va-t-on gratter la planète pour des futilités ? Je suis mal à l'aise face à ça » précise David Templier.

La démarche photographique et artistique de David Templier est bien celle du témoignage. Il révèle la fragilité d'atmosphères, de situations, des paysages, tous en équilibre instable.

Les photographies de David Templier ont récemment été exposées à la Collégiale Saint-Pierre-Le-Puellier d'Orléans (avril 2017), à l'Hôtel de ville de Sceaux, dans le cadre du mois de la photo (décembre 2016), ainsi qu'à la Red dot art fair à Miami (décembre 2015).

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David Templier, un photographe contemplatif...
(Article d’Albéric d’Hardivilliers – A/R Magazine - avril 2014)
"Formé aux dures et exigeantes écoles du dessin et de l'argentique, David Templier appartient sans équivoque à la grande famille des photographes contemplatifs. Il est de ceux qui savent regarder la nature et s'y soumettre pour la restituer dans toute sa complexité et sa richesse. Contemplatif, certes, mais actif néanmoins, voyageur même, et voyageur engagé lorsque, en 2012, son reportage dans le bidonville de Bandra à Bombay lui permet en même temps de lever quelques fonds pour soutenir le travail fait sur place.
Maître des teintes subtiles des plages du nord et des gris colorés de l'hiver, David Templier a trouvé lors d'un voyage en Islande une palette chromatique à la hauteur de ses espérances qu'il nous restitue avec bonheur.



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