EXPOSITION "OPALESCENCES" DU 6 SEPT AU 19 OCT À LA GALERIE CHRISTOPHE GRATADOU - 12, RUE DE THORIGNY 75003 PARIS David templier photographe Islande

      

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                               

DÉMARCHE ARTISTIQUE
Les premières oeuvres de David Templier voient le jour avec l'idée de reproduire de manière photographique des peintures de son arrière grand-père, le peintre Charles Roussel (1861-1936), qui réalisait notamment, des instantanés de la plage de Berck-sur-mer. Les paysages du Nord de la France, les plages animées de Berck-sur-Mer et du Touquet furent donc les premiers sujets de David Templier.

Toujours sur les plages, il a par la suite réalisé une série de photographies au ras du sol, intitulée « Mirages », avec pour démarche la mise en lumière de l'évaporation de la mer sur le sable chaud. Cette série de clichés a été exposée au Touquet ainsi qu' à Paris en 2010. 

L'observation des paysages vierges, des grandes plages, leur fragilité, leur évolution, l'ont poussé à travailler sur les conséquences du tourisme, de l'industrie, de la pollution, sur la nature. Photographier la nature et l'impact de l'homme sur celle-ci est alors devenu sa démarche artistique. 

En 2011, David Templier se rend en Inde, où il est de nouveau confronté à l'impact de l'homme sur la planète, aux innombrables déchets ainsi qu'à la misère humaine. Il se rend à cette occasion dans le bidonville de Dharavi, à Mumbai, afin d’apporter quelques fonds à une association qui aide à scolariser des fillettes. 

La nature étant le sujet principal des photos de David Templier, peu d'hommes apparaissent dans ses clichés, seulement les traces de ses ouvrages. Peut-être parce que l'homme est insignifiant ou de passage. 
L'artiste précise : «Je souhaite montrer que la nature était là avant nous, et que les éléments sont plus forts que nous. L'homme n'est que de passage mais il a un impact bien réel sur la planète et comme dans un état des lieux d'appartement, il faudra payer en sortant. Il y aura des conséquences sur la vie de nos enfants ».

David Templier a une grande sensibilité au froid et a toujours été fasciné par le « Nord ». Lors de son premier voyage en Islande, il se sent déjà comme chez lui. Il parcourt alors 500 km sur une route gelée pour photographier des icebergs. Il est à cette occasion confronté aux caprices de la nature, à la pluie horizontale, aux tempêtes de neige, aux très courtes journées, avec une faible luminosité et un soleil rasant l'horizon. Il se soumet à la nature, C’est elle seule qui décide de ce qu'elle nous envoie. 

Depuis, il retourne plusieurs fois par an en Islande. En septembre 2014, il a notamment filmé et photographié le volcan Holuhraun en éruption, une des 3 éruptions majeures dans le monde. Un témoignage sur la nature en colère. 
Amoureux de ce pays en proie à un tourisme de masse (le tourisme y a explosé), David Templier souhaite, par le biais de ses clichés, livrer un témoignage de ce qu'est l'Islande, de ce qui s'abime. Les glaciers reculent, fondent et en cela, chacune de ses photos deviennent uniques.

En 2016, David Templier a voulu photographier l’incroyable urbanisation de Dubaï, Le contraste avec l'Islande est saisissant, tant sur le climat que sur l'ultra urbanisation. Un point commun néanmoins avec l'Islande : l'appel au tourisme. Dubaï fascine autant qu'elle dérange. Des projets, des études écologiques de pointe y sont réalisés, mais la nature est tout de même mise à l'épreuve. 

Tout récemment David Templier a réalisé une première expédition au Groenland. "un autre monde, fragile et dur à la fois, fascinant, déroutant..."

La démarche photographique et artistique de David Templier est bien celle du témoignage. Il révèle la fragilité d'atmosphères, de situations, des paysages, tous en équilibre instable.

Les photographies de David Templier ont récemment été exposées à la bibliothèque Alexis de Tocqueville de Caen dans le cadre du festival "les Boréales" (décembre 2017), à la Collégiale Saint-Pierre-Le-Puellier d'Orléans (avril 2017), à l'Hôtel de ville de Sceaux, dans le cadre du mois de la photo (décembre 2016), ainsi qu'à la Red dot art fair à Miami (décembre 2015).

David Templier est Ambassadeur FUJIFILM, et donne de nombreuses conférences sur l'Islande notamment.

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David Templier photographie les plus beaux paysages. Les plus grandioses. De l’Islande à l’Inde en passant par Dubaï ou le Groenland, il célèbre dans chacune de ses images le spectacle absolu de la nature, le théâtre vrai de la Terre. Ce faisant, magie de la perspective, il témoigne dans son œuvre de la splendeur inouïe d’un monde en voie de disparition.


L’exposition que lui consacre la Galerie Christophe Gratadou (2019) nous entraîne sur la côte d’Opale, où le photographe, traitant son sujet en rapport à son histoire familiale ainsi qu’à l’histoire de la peinture mais aussi à celle de notre environnement, poursuit l’œuvre entamé par son arrière grand-père, le peintre Charles Roussel (1861-1936) qui réalisa, au pinceau, des instantanés joyeux et naturels de la plage de Berck-sur-mer. Collusion méta-artistique, l’artiste se rend sur ces mêmes lieux, embrasse ses origines et capte, malgré la distance du temps, des scènes similaires. Ces panoramas prodigieux, la mer, le ciel, le temps, les gens, confondus, évanescents. On est aujourd’hui et on est hier aussi, tant sont ici symbolisés les différents stades de l’évolution de l’art de la représentation. La photographie se fait palette, glacis, patience. Elle se fait tableau, charge le ciel de nuages, se joue de la clarté et des saisons, héritière digne du geste de peindre. On se baigne au milieu de ces petits personnages qui lézardent au soleil, jouent au cerf-volant, s’imprègnent de la nature, qui respirent et se soumettent aux éléments, à la pluie et au vent. Rapprocher les photographies de David Templier des petits bois de Charles Roussel c’est aussi constater le drame qui se tisse, les dunes qui s’affaissent et reculent, le déshonneur de notre époque, l’impact de l’être humain sur la planète. C’est un voyage somptueux et effrayant dans notre sauvagerie contemporaine, un périple en écologie profonde. C’est aborder aussi nos héritages, nos espérances et nos transmissions. Nos trahisons. Une manière esthétique et subtile, poétique et violente, opalescente, de nous mettre véritablement, au monde, à notre juste place. 

Pascale Geoffrois

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EXPOSITIONS PERSONNELLES
2019 Galerie Intuiti, Paris
2018 Gallery O, Orléans
2017 Bibliothèque Alexis de Tocqueville, Caen / dans le cadre du festival « Les Boréales » 2017 Collégiale Saint-Pierre-Le-Puellier, Orléans
2016 Mairie de Sceaux, Sceaux / dans le cadre du mois de la photo
2015 Passion Culture, Orléans
2012 Perspective 2, Paris
2010 Galerie MB, Cachan

EXPOSITIONS COLLECTIVES
2015 Red Dot Art Fair, Miami (USA)
2010 Salon des artistes professionnels, Le Plessis-Robinson 2010 Galerie Talents, Berck-sur-Mer

EXPEDITIONS / REPORTAGES / TRAVAUX ARTISTIQUES
2010 à 2018 Opalisations
2010 Neige mécanique
2011 S499, le tunnelier de la ligne 12
2011 Slum de Dharavi, Mumbaï / kanthas, Kolkatta / Varanasi (Inde)
2013 66° Nord, un hiver en Islande (Islande)
2014 Eruption du Holuhraun (Islande)
2014 66° Nord, les icebergs de Jokulsarlon et Fjallsarlon (Islande)
2015 66° Nord, la géothermie en Islande (Islande)
2015 Cosney island et Brooklyn, NYC (USA)
2016 66° Nord, le printemps en Islande (Islande)
2016 Architecture, environnement, loisirs et culture à Abu Dhabi et Dubaï (EAU)
2017 Cosney island et Brooklyn, NYC (USA)
2018 69° Nord, les icebergs géants d’Ilulissat (Groenland)
2018 Parité et égalité homme / femme en Islande (Islande)
2019 À nu(e) pour la nature


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AUTRES
Ambassadeur officiel FUJIFILM depuis 2015
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