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Biographie - David Templier Biographie

David Templier_


David TEMPLIER est né en 1971 à Paris.

Arrière petit-fils du peintre Charles Roussel (1861-1936) il est issu d’une famille d’artistes.


David Templier nous accompagne dans l’expérience du paysage primordial, à la croisée des éléments.Ces paysages du littoral mettent en scène la rencontre, qu’elle soit frôlement, heurt ou affrontement.
Entre ciel et terre, il nous suspend sur des digues qui ne mènent nulle part et partout.
Pour Plages Opales ; de Berck sur Mer, du Touquet ou de Stella , il ne cherche pas à effacer l’homme de ses clichés. Dans cette série, par le choix de très petits formats, nous sommes saisis de la même émotion que devant des peintures Flamandes du 17ème siècle.Dans ces cadres étroits l’espace semble plus large encore.

Les Tempêtes sont saisies à l’instant : l’instant du dernier rayon de soleil, l’instant ou le souffle fait frissonner le vent, ou l’infini se donne à voir.
La particularité de ces photos passe aussi par la texture d’airain dans laquelle tous les éléments se figent, les dunes, les cabines de plages, le sable.Les piquets sur la plage ou les poteaux des digues s’alignent comme les traits sous les pinceaux d’un peintre.
C’est dans cet exercice que tout devient possible ; l’eau devient mousse et le sable fantasmatique.L’ensemble des clichés en mêlant horizontalité et verticalité devient alors d’une poésie inimitable.

Mais aussi et surtout, son travail nous parle de la fragilité de ces espaces. Il ouvre une réflexion sur la relation entre l’homme et ces paysages variables, transformés par les vents ou les courants ; ces digues mi-terrestres mi-marines qui existent et n’existent pas au gré des marées, des saisons, ou des regards qui les observent. De cette nature fragile que l’homme ne protège pas assez...

Dans sa série Mirages, sa vision singulière de la réalité est soumise à sa nette maîtrise du flou.
Phénomène optique ou miroir déformant, il extirpe une zone de netteté dans le flou de la réalité. Il éclaire alors des instants qu’il était seul à voir, pour nous faire partager la délicieuse sensation d’appartenir pour un moment à cet univers à la fois aérien et aquatique, fait de terre, d’air et d’eau. Ce voyage atmosphérique entre rêve et réalité nous donne alors à voir l’invisible.

Avec la série Neige Mécanique, David Templier nous embarque une nouvelle fois dans l’éphémère des éléments et le mystérieux pouvoir de cette nature sur les hommes et les choses, et s'attache à traiter de la représentation du territoire et de l'impact de l'homme sur son milieu. Après avoir consacré une partie de son œuvre aux étendues de la côte d’Opale, le photographe livre son regard sur les stations de sports d'hiver des Alpes. De ces clichés émanent une sensibilité à l'égard des enjeux de ces destinations de loisirs. La pureté de la nature et ses paysages enneigés se confronte au désir d'exploration de l'homme. Ces scènes transmettent une image précise du comportement de notre société de consommation pendant son temps libre ou comment les êtres humains transforment le paysage et la nature de par leur comportement.
Ces nouveaux travaux ne dépeignent plus les tempêtes et le mouvement magique de l’eau et de l’air mais ils nous montrent le pouvoir magique de la poudre blanche. Il nous transporte de la solitude des remontées mécaniques magnifiées par la neige aux paysages grouillants sur lesquels nos yeux doivent errer afin de découvrir à chaque fois des détails nouveaux. Ces paysages presque fantastiques ou le ciel se confond avec la terre, concentrent, dans un même cadre, le proche et le lointain et des personnages saisis dans l’immédiateté de l’action ou de l’inaction forcent le regard du spectateur/voyeur à l’observation la plus attentive.
Leur grand format permet de mettre l'accent sur les détails qui font le charme des massifs enneigés : paysage immaculés, sapins enneigés, acier glacé des infrastructures et des remontées mécaniques ou skieurs téméraires élancés sur des pistes périlleuses...